Quand tout vous réclame de suivre vos rêves

Nouveau portrait .

Merci beaucoup à Sandra d’avoir accepté mon invitation à témoigner.

Un témoignage authentique et sincère qui m’a profondément touchée.

Belle découverte!


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Parle-nous de toi, qui es-tu ?

Je m’appelle Sandra, j’ai 36 ans. Je suis célibataire, sans enfant. J’ai un chéri que j’aime fort et qui m’aime et me soutient.

 

Quel(s) diplôme(s) possèdes-tu aujourd’hui? Comment s’est déroulé ton parcours scolaire ?

J’ai un DESS (Master 2) de traduction spécialisée et production de textes multilingues obtenu à l’Université de Grenoble en 2003.

J’ai eu un parcours scolaire sans encombre. J’étais plutôt bonne élève malgré le fait que mes parents n’aient jamais pu m’aider à l’école du fait qu’ils sont tous les deux étrangers.

L’emploi pour toi, ça se passe comment aujourd’hui?

Aujourd’hui ? Je suis stagiaire de la formation professionnelle. Comprenez: j’ai fait l’objet d’un licenciement économique en mars dernier et j’en profite pour me reconvertir.

Et avant, tu faisais quoi ?

J’étais manager du service de traduction pour une boîte internationale qui vendait des machins high-tech sur Internet. Une équipe de 8 personnes. De l’anglais au quotidien. Le Big Boss ? Un magnat des affaires en Grande-Bretagne qui passe beaucoup (trop) de temps à la TV.

Pourquoi ce(s) changements(s) ? Quel a été le « déclic » ?

Hummm… Le licenciement économique a été le coup de pied au derrière qui me manquait pour me lancer réellement !

Mais mon idée est née d’une expérience personnelle : je suis obèse. J’ai été opérée. Dans ma « vie d’avant », j’ai très mal vécu une « parenthèse de bien-être » en institut. Si ça s’est passé pour moi, ça s’est forcément passé pour d’autres…

L’orientation scolaire, ça s’est passé comment pour toi ?

Je voulais faire des massages. À l’époque, seule solution: devenir masseur kinésithérapeute. J’ai fait mon stage de troisième dans un cabinet. J’ai adoré. Les gens que je massais autour de moi aimaient aussi ce que je faisais.

Mais quand il a fallu choisir une orientation au lycée, on m’a bien fait comprendre (et j’ai remarqué aussi, il faut le dire) que mon niveau en sciences ne me permettrait pas de faire un bac S pour ensuite faire des études de kiné. Du coup, j’ai mis à profit mon bilinguisme et mes facilités en langues pour suivre des études littéraires dans un lycée international. Fac de langues, diplôme de traduction. Tout coulait simplement.

J’ai trouvé un boulot à 300km de chez moi. Ça m’a sauvé la vie, ma famille était trop sur moi. J’y suis restée près de 12 ans avant d’être licenciée. Lors de la première vague de licenciement, j’avais demandé à partir, sans vraiment avoir préparé quoi que ce soit. Mais le massage se rappelait à moi. On ne m’a pas laissée partir. Alors j’ai demandé un CIF pour me reconvertir. Le financement n’a pas suivi. Pendant les quatre ans qui ont suivi, j’ai réfléchi à mon projet. En octobre l’année dernière, j’ai recontacté le centre de formation. La formation que j’envisageais de suivre était désormais reconnue au RNCP, gage de professionnalisation et de protection dans le cadre de l’activité. Ça devenait vital de sortir de cette boîte, de faire ce que mon corps tout entier me demandait. Alors, quand j’ai su en janvier, j’ai accueilli le licenciement comme une bénédiction. L’occasion de me lancer, à mon rythme. Cerise sur le gâteau : je peux faire des massages sans être kiné. Je serai praticienne du massage bien-être. Ça me suffit. Pas besoin de faire des massages thérapeutiques. Et surtout: pas besoin de faire des études scientifiques !!!

Le plus dur a été de trouver le financement. Finalement, je signe un prêt à la consommation demain avec ma banque, faute d’organisme qui puisse m’aider. Mais peu importe ! Je me serai faite toute seule ! Self-made woman et business woman !

Et tes parents alors, ils sont en accord avec tes choix/envies ?

Mes parents auraient voulu me voir avocate ou médecin, voire infirmière. Mais ils m’ont toujours soutenue. Aujourd’hui, mon père se fait du souci. Le chômage, tout ça, tout ça…
Si vraiment ça coince, je peux toujours traduire en freelance. Mais je veux me donner la chance d’y arriver !

Un mot à ajouter pour les jeunes d’aujourd’hui et leurs parents ?

Si ce n’est pas aujourd’hui que ça marche, ça peut marcher demain. Laisse-toi le temps de grandir et les mœurs d’évoluer.


Merci Sandra pour ce magnifique témoignage.

Une preuve de plus que la vie et le temps nous ramènent toujours à nos aspirations profondes!

Vous aussi vous souhaitez témoigner?

Envoyez-moi un petit mot à contact@adequatmot.com!


Pour retrouver Sandra:

Je n’ai pas encore de site. C’est en cours de réalisation. J’ai une page facebook active depuis peu.

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