Etre heureux au travail

affiche_bonheur_au_travailVouloir être heureux au travail: une envie complètement folle?

Pour la plupart des gens la question ne se pose pas. Non. On est déjà bien trop heureux d’en avoir un, de travail ! Peu importe qu’on y soit heureux ou pas.

Faut-il donc se résigner lorsqu’on occupe un poste sans intérêt pour nous ? Moi je dis non ! L’épanouissement professionnel est un formidable levier de performance.
Et ce n’est pas valable uniquement pour les indépendants. L’entreprise, elle aussi, doit se demander ce qui a du sens pour ses salariés.

S’épanouir dans son travail pour ne plus être en souffrance.

C’est la génération Y qui a véritablement levé ce besoin. Les travailleurs de cette génération sont prêts à investir énormément de temps et d’efforts dans leur travail mais ils s’attendent toutefois à pourvoir concilier vie professionnelle et vie privée. Ils n’ont pas la même notion de ce qu’est la réussite professionnelle que leurs aînés. Les générations précédentes ont misé sur l’épargne et le travail pour « réussir » dans la vie. Pour eux le bonheur est lié aux possessions (argent, travail, voiture, maison). Pour les Y, et les Z encore plus, les aspirations sont différentes. Ils ont vu leurs parents courir après le temps, souvent au détriment de leur vie de famille. Ils ne veulent pas entrer dans ce schéma.

Très autonomes, ils réinventent la famille. Et bien entendu, ils réinventent aussi  le travail.

La conciliation famille-travail est au cœur de leurs préoccupations. Ce sont également ces deux générations qui ont introduit un volet émotionnel lié au travail. Ils voient à court-terme. Ils apprécient le changement, ils le recherchent même. Ils communiquent plus facilement et s’extériorisent davantage.

Stéphane Simard, auteur de plusieurs ouvrages concernant la génération Y et son rapport au travail écrit : « Ils ont grandi dans les garderies et ils sont des experts du réseautage. Travail d’équipe, coopération, entraide, partage, égalité, partenariat, authenticité et respect sont toutes des valeurs qui ont été soulevées lors de mes entretiens avec des jeunes de la génération Y. Ces derniers s’attendent à un environnement de travail souple et dynamisé par l’utilisation des plus récentes technologies. Ils sont des adeptes du multitâche. Ils n’aiment pas la routine et ils adorent les défis. »

Certains trouvent un autre moyen d’expliquer le rapport au travail des générations Y ou Z : la culture de l’immédiateté et la crise économique. Selon certains spécialistes, ces générations vivent dans l’instantanéité. Lorsqu’ils ont quelque chose à faire ils le font tout de suite. Quand ils veulent quelque chose ils l’acquièrent très vite. Ils se veulent disponibles à tout moment.

D’autre part, ces générations n’ont vécu qu’avec la crise économique mondiale. La société n’est plus en mesure de leur offrir une sécurité professionnelle. Ils le savent. Il n’en a jamais été autrement pour eux. Cela les conduirait donc à un rapport basé sur le court terme entre eux et l’entreprise. Ils ne sont pas en mesure de s’imaginer faire toute leur carrière au même endroit. Ils se projettent moins et ont intégré le principe de précarité comme étant « normal ». C’est pour cela qu’ils veulent s’épanouir tout de suite dans leur travail.

Ils ne sont pas prêts à attendre plusieurs années pour obtenir ce qu’ils veulent.

L’équilibre en vie privée et vie professionnelle est leur attente numéro un. La carrière professionnelle reste importante mais n’est plus prioritaire. Le travail doit servir d’équilibre global. Le travail comme facteur déterminant de l’épanouissement personnel.

Quand on demande à un jeune de la génération Y ce qu’il veut faire comme métier, il n’est pas rare qu’il réponde : « un métier que j’aime ». Le plaisir est donc bien un moteur essentiel de motivation et donc de performance au travail. Ces générations ne comprennent pas le dévouement au travail. Ils comprennent beaucoup mieux les notions d’évolutions professionnelles et personnelles. Ils fusionnent travail et vie privée. C’est d’ailleurs très facile avec les nouvelles technologies.

Leur seconde attente est sans aucun doute le sens dans le travail. Ils veulent savoir pourquoi ils travaillent. Ils veulent que leur travail signifie quelque chose. Ils veulent aider, contribuer. A l’entreprise, aux autres, au monde.

C’est pourquoi, parmi les slasheurs ou les multipotentialistes, nombreux sont les moins de 40 ans. Ce sont presque tous des Y et des Z. quelques X parfois.

Ce sont des nouveaux travailleurs pour une nouvelle société, pour un nouveau monde.


3 réflexions sur “Etre heureux au travail

  1. Ou les multipotentialistes de plus de 40 ans ont plus cherché à camoufler leurs différences ou à faire comme ils pouvaient dans un environnement qui était beaucoup moins ouverts à ces modes de fonctionnement 😉
    Mais oui le monde en réseau d’aujourd’hui pousse plus à cela aussi, et cela influe sûrement sur la construction de la personnalité des futures générations (et a influé sur les moins de 30 ans).

    Merci pour cet article et analyse du monde du travail très intéressant et l’approche des générations Y et Z, dont les entreprises devraient tenir compte s’ils ne veulent pas perdre de beaux profils !

    Aimé par 1 personne

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