Le Slow-working ou comment travailler « moins » pour travailler mieux!

téléchargement (2)Petit à petit, l’épanouissement et le bien-être se retrouvent dans le travail. Et non plus en contradiction avec le travail.

Le travail doit faire sens pour ceux qui l’accomplissent. Il doit donner du sens. Créer du sens.

On commence à réfléchir à la façon de travailler. Comment être plus efficace ? Comment perdre moins de temps ?

Prendre une pause lorsque j’en ressens le besoin me permet ensuite de me recentrer sur la tâche à accomplir. Je suis bien plus rapide et efficace. Certaines personnes par exemple sont bien plus productives le matin. Pour d’autres c’est le soir. Cela nous amène à repenser notre organisation. Préférer travailler de 10h à 19h plutôt que de 8h à 17h fait-il de moi un « mauvais » salarié ? Bien sur que non !

Nous devrions pouvoir choisir de travailler aux moments où nous sommes les plus efficaces plutôt que de se conformer aux horaires attendus par la société, par la norme. Il nous est tous arrivé de passer des journées entières et interminables au boulot, à courir d’un dossier à l’autre, d’un client au suivant, d’une réunion à la prochaine, en rentrant chez nous le soir complètement épuisés et en ayant l’impression de ne rien avoir pu accomplir de la journée. Mais il nous est aussi arrivé de ne travailler qu’une demi-journée et d’être ravi d’avoir pu être aussi efficace et productif.

Travailler moins pour travailler mieux ! C’est le concept du slow-working.

Attention, cela ne signifie pas se la couler douce ! C’est réussir à travailler en conscience. Travailler de manière plus réfléchie. Favoriser la réflexion avant l’action. Savoir gérer son temps et ses priorités.

De cette manière, vous évitez la dispersion et le stress. Il faut savoir s’écouter.

Il vous parait évident que vous travaillerez bien mieux avec le ventre plein plutôt que d’être affamé… Et bien c’est la même chose lorsqu’il s’agit de faire une pause, d’aller prendre l’air, de déconnecter une  heure s’il le faut pour pouvoir vous y remettre complètement et entièrement ensuite.

Notre corps et notre cerveau ont besoin de repos. Nous ne sommes pas des machines. Si vous allez contre ses besoins essentiels, vous risquez, en plus de fournir un travail de médiocre qualité, des ennuis de santé importants. Après un temps de repos, vous serez bien plus concentrés et attentifs aux petits détails qui pourraient échapper à votre vigilance si vous ne prenez jamais de recul. Cette prise de recul nécessaire doit être couplée à l’ouverture d’esprit aux points de vue des autres personnes avec qui vous travaillez ou des clients pour lesquels vous vous démenez.

Discutez, échangez, ouvrez-vous. Vous pourrez ainsi vous nourrir de leurs expériences, de leurs richesses et pourquoi pas développer ensemble de nouvelles idées ou de nouveaux projets. Le travail ne se fait pas seul. Nous ne travaillons pas seul. Il est important de rester ouvert au monde. Le fait de travailler en pleine conscience vous permettra d’éviter de gaspiller votre énergie inutilement et d’agir sans réfléchir. Votre efficacité augmentera alors en conséquence.

Le slow-working permet de reprendre le contrôle sur son environnement de travail et son emploi du temps.

Il permet de travailler avec intelligence plutôt qu’avec excès.

Le modèle du travail est en train de se transformer complètement. Le travail se réinvente. Les multipotentialistes pratiquent sans aucun doute le slow-working. Parce qu’ils s’écoutent. Parce qu’ils allient plaisir et travail. Parce qu’ils ont choisi l’épanouissement professionnel et personnel. Parce qu’ils ont conscience que l’un ne va pas sans l’autre. Parce qu’ils ne se contentent pas.

Ce modèle est-il transposable à l’entreprise ? Après tout, aucune raison que seuls les indépendants aient la possibilité de s’écouter ! L’entreprise peut-elle être gagnante à mettre en place un tel modèle ?

L’idée de départ est bien de retrouver du plaisir au travail tout en préservant voire en augmentant la performance de l’entreprise. Pour le salarié, le slow-working permettra de retrouver le sens de son travail, de voir de quelle manière son rôle est lisible dans le but à atteindre. Il pourra organiser son temps et son espace de travail comme cela lui convient le mieux et enfin il retrouvera la reconnaissance de ses pairs et de sa hiérarchie face au travail accompli. Pour le salarié c’est donc tout bénéfice.

Et pour l’entreprise ? Et bien de manière très simple, si le salarié perçoit les points que nous venons de citer, nul doute qu’il sera non seulement heureux de travailler, mais aussi performant voire proactif. Plus il se sentira reconnu, plus il s’impliquera. Les collaborateurs et l’entreprise seront donc en phase de rapprochement vers des intérêts communs. L’engagement des salariés sera croissant. D’autre part, en cherchant la valeur de son travail pour l’entreprise et pour soi, chacun va travailler à faire avancer, faire évoluer l’organisation qui le porte et qu’il porte.

Le slow-working c’est donc travailler mieux pour l’intérêt de tous. Pour pouvoir être mis en œuvre, il faut accompagner les collaborateurs au changement et surtout changer la perspective managériale. Cela rejoint le modèle de gouvernance des entreprises libérées.


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